Pour la promotion du jardin Chaikoni Jonibo en France nous avons pu réaliser un petit reportage sur la réalisation du projet afin de faire connaître le jardin ethnobotanique Chaikoni Jonibo au grand public.
Reportage que vous pouvez consulter sur « Catégorie » ci-dessous.
L’inauguration du jardin Chaikoni Jonibo a eu lieu le dimanche 6 février 2001 en présence de représentants locaux tels que la Direction régionale du tourisme d’Ucayali, parrain de la cérémonie, la Municipalité de Pucallpa, l’Université Interculturelle d’Amazonie, l’organisation de défense des peuples, les ONGs locales, mais aussi les habitants et touristes de San Francisco.
![]()
Cet évènement a été l’occasion de réaliser une visite de présentation du jardin suivi de discours des intervenants et des représentants locaux.
![]()
Les invités présents ont ensuite pu trinquer avec le masato, bière de manioc locale, tout en savourant une patarachka, plat traditionnel de poisson cuit dans des feuilles de palmier au feu de bois.
S’en sont suivis danse et musique traditionnelle.
![]()
Le jardin est dès à présent ouvert au public et géré par l’association de conservation de l’environnement et de la culture Shipibo de la communauté San Francisco, ACOMACISHICON.
Je m’excuse pour les deux mois d’absence de mises à jour du blog, qui sont dus à un problème d’accès au site qui est maintenant réglé.
Ici malgré la pluie qui commence sérieusement à pointer son nez, les travaux ont bien avancé et on peut dire qu’on en est a 80%.

En effet, les statues ont commencé a peuple le jardin avec leurs légendes, et la « Tinaja del mundo » ou céramique représentative du monde Shipibo est parée de ses plus beaux dessins.


Les ponts de singe sont terminés et nous semons les premières plantes dans la pépinière pour compléter la végétation du jardin.

Nous avons profité des premières pluies pour débuter les plantations dans le jardin.
Il ne manque plus que l’aménagement des chemins, la mise en place des poubelles en céramiques et des plaquettes d’identification des plantes pour que la première séquence planifiée se termine ; car bien sur, ceci n’est que le début d’une longue aventure.
Et pour que l’aventure puisse continuer nous sommes en recherche de financements pour le fonctionnement auprès des institutions péruviennes, et nous allons commencer la campagne de communication qui culminera avec l’inauguration du jardin début février.
Donc l’année se termine plutôt bien et nous débutons les festivités de fin d’année avec la traditionnelle « Chocolatada de navidad », chocolat chaud et panetons, a défaut de foie gras et de champagne…
Je profite des fêtes pour m’accorder quelques jours de vacances pour aller visiter Iquitos, la deuxième grande ville de l’Amazonie péruvienne située a l’entrée de l’amazone, et beaucoup plus développée que Pucallpa au niveau touristique.
Apres une longue absence due en partie à des problèmes de connexion internet, je reviens vers vous avec pleins de bonnes nouvelles.
Ces dernières semaines ont été bien remplies pour profiter au maximum des jours cléments avant les pluies continues.
La maloca commencée début octobre est déjà terminée avec son toit de feuilles de palmier bien garni et sa moustiquaire pour protéger des moustiques. Il ne manque plus que l’ornementation de la porte et des murs extérieurs avec des dessins Shipibos.
La clôture de protection du jardin est également terminée.
Cette clôture, sur un terrain qui reste néanmoins communautaire a pour unique objectif de protéger les statues qui seront installées et les plantes déjà bien développées des éventuels vols ; mais aussi d’éviter que les voisins utilisent la source d’eau sacrée présente dans le jardin pour laver son linge ou sa vaisselle. Un accès libre sera donc préservé pour les personnes des alentours qui viennent s’alimenter en eau potable dans la source du jardin Chaikoni.
Afin de faciliter l’écoulement des eaux des différents ruisseaux qui coulent dans le jardin nous avons également procédé au débroussaillage de leurs berges.
Les statues peuplent peu à peu le monde imaginaire shipibo avec le Delfin Colorado, el lagardo, la Yacumama (ou anaconda mère du fleuve) et el Chaikoni.
Et la tinaja del mundo attend tranquillement de sécher son argile avant d’être agrémentée de dessins traditionnels.
Profitant de la grande responsabilité et autonomie des membres de l’association des conservateurs de l’environnement et de leur motivation actuelle dans le projet, je me suis permise quelques jours de liberté pour aller a la découverte du fleuve Ucayali en compagnie de mon amie française, Ludivine, en visite a San Francisco de Yarinacocha.
Grace au cousin du gendre de la cousine de Pedro Amasifuen Valera (ici au Pérou il est possible de visiter tout le pays en allant de famille en famille…) nous avons pu aller dans une petite communauté native de 200 habitants, Canchahuaya, sur le fleuve Ucayali à deux jours en lancha (paquebot) de Pucallpa.
Là-bas nous y allions pour les restes archéologiques de la civilisation Shipibo et même Inca (qui ne nous ont malheureusement pas été dévoilés faute d’être accessibles d’après ce que les habitants nous ont dit (ou bien seulement pour conserver leur secret…).
Mais nous y allions aussi pour les magnifiques chutes d’eau chaude situées a une heure de marche de la communauté qui constituent un vrai petit paradis terrestre.
Nous avons également pu découvrir avec les habitants une vie simple et très forte pendant ces petits deux jours de présence.
Après cette semaine de vacances bien méritée, les travaux continuent et se pressent un peu pour terminer avant le début de la saison des fortes pluies annoncé pour décembre…
Apres un mois de travail consacré essentiellement à l’étude du terrain, au plan des ouvrages, au débroussaillage du jardin et a la réalisation des allées pare-feu, cette première semaine d’octobre a annoncé le début de la réalisation des ouvrages du Jardin Chaikoni.
Les trois sculpteurs de la communaute selectionnes pour realiser les statuts representant les mythes et legendes Shipibo ont en effet commence à tailler les premières formes des statuts : el Chaikoni (ou être-humain enchanté gardin de la foret), el delfin colorado (dauphin enchante qui se transforme en homme pour seduire et emporter les femmes), el lagardo (ou petit crocodile).


Apres un dur labeur pour transporter tout le bois nécessaire à la construction de la maloca (maison traditionnelle de forme cylindrique) de reception des visiteurs , les charpentiers ont pu commencer le travail de construction.

Les femmes céramistes sont également en préparation des « ingrédients » nécessaires à la réalisation de la tinaja del mundo (grande céramique de deux mètres de haut représentative de la tradition shipibo) : l’argile et la cendre d’Apacharama (une écorce qui apporte la résistance nécessaire à la céramique pour durer dans le temps).
Le début du mois d’octobre annonce également les prémices de la saison humide, avec ses pluies torrentielles qui paralysent pour quelques heures les activités de la communauté…
Le ravage des incendies, 02/10/10
Cette semaine, la nature nous a donné une bonne leçon. En effet, après avoir travaillé dur pendant 4 jours pour terminer le débroussaillage des allées pare-feu à l’arrière du jardin, un incendie s’est déclenché l’après-midi même de la fin des travaux.

La sécheresse actuelle et le vent ont facilité sa propagation et malgré les allées pare-feu de 5m de large que nous avions réalisés, l’incendie est passé de l’autre côté, sans pour autant atteindre les limites du jardin qui est fort heureusement protégé par des ruisseaux.
Suite à cet évènement, nous avons dû repenser le système de protection contre le feu, les allées pare-feu ayant prouvé leur insuffisance. Nous avons donc opté pour des haies pare-feu constituées d’arbres à feuillage abondant et croissance rapide tels que l’arbre à pain Ubos, Ficus et Amasisa, mais aussi la reforestation des zones incendiées. La partie brûlée, estimée à 40 ha (confirmation de l’estimation par mesure GPS cette semaine) , va être nettoyée et semée avec des espèces légumineuses telles que la Guaba afin d’enrichir le sol avant de replanter avec des arbres fuitiers (palmeraie, verger de Citrus, autres fruits exotiques). Pour cela, nous allons mettre en place dès octobre un lit de semis pour cultiver des plants de Guaba et aménager un site de compostage à l’arrière du jardin avec l’aide d’un ingénieur agro-forestier de l’ACMS, Nerio Reategui Cauper.
Un élément important est de connaître l’origine de ces incendies afin de mettre en place les moyens de prévention nécessaires.
Nous avons également repensé le plan du jardin et déplacé l’emplacement de la maloca, initialement positionné à l’arrière du jardin, vers l’intérieur du jardin afin que celle-ci soit protégée des incendies grâce aux ruisseaux.
La fin de la semaine a été l’objet de plus de réjouissances avec la fête anniversaire de la communaté San Francisco de Yarinacocha.
La communaute, cree par les missionaires le 1er octobre 1914, fëte cette annee ses 96 ans. Cette fête est l’occasion de rassembler les habitants et de rappeler les traditions locales (concours de danses traditionnelles, exposition de peinture….) ; mais aussi de s’adonner au loisir favori, le football ,avec la « Copa Torro », coupe de football entre les équipes des rues de San Francisco qui récompense les habitants de la rue vainqueur avec un taureau.
L’election de Miss Shipibo est egalement un moment phare de la fete. Elle representera ensuite pendant un an l’ideal feminin Shipibo de San Francisco de Yarinacocha. La fête s’est terminee tard dans la nuit du lundi 4 octobre avec un grand concert de groupes locaux.
En tant que coordonatrice de projets de l’association Lupuna, moi-meme, Elsa Borujerdi, vous tiendrai informer regulierement de l’avancement des actions.
Vous m’excuserez pour les erreurs d’ortographes dues a l’absence de certaines lettres sur le clavier.
Je suis arrivée le 26 aout dans la communauté San Francisco de Yarinacocha apres une semaine a Lima pour regler les démarches administratives, et notamment l’inscription de l’associaiton Lupuna aux Registres Publics du Pérou.
J’ai été tres bien recue par les membres de l’ACMS, dont Pedro Amasifuen Valera, le président qui me loge dans sa maison.
La premiere semaine nous avons pu signer une convention entre les deux associations pour la realisation du Jardin Chaikoni; mais également présenter le projet aux autorités et aux membres de la communauté.
Nous avons ensuite effectuer une analyse approfondie du terrain pour determiner les amenagements prevues et leur localisation:
- Les allees pare-feu
- Les zones a débroussailler
- Les representations des statues et leur emplacement
- Les caracteristiques de la Jarre de la paix, céramique traditionnelle Shipiba de 2m de hauteur a l’entrée du jardin
- La maloca ou maison traditionnelle de forme cylindrique pour la réception des visiteurs.
Depuis la semaine derniere nous avons pu débuter le défrichage des allees pare-feu entourant le jardin, afin de proteger la zone contre les incendies tres fréquents dans la region.
Pour ce faire, l’ensemble des membres de l’ACMS ainsi que des personnes volontaires extérieures a l’association se sont réunies pour realiser une « minga », ou travaux communautaires dimanche 12 et 19 septembre.
Apres les travaux, nous nous reunissons autour d’un bon repas prepare par les femmes.
Une nouvelle « minga » est prevue dimanche 26 septembre pour poursuivre les travaux de défrichagge.

